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	<title>Hors-série</title>
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		<title>Le petit gros et le grand maigre</title>
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		<pubDate>Wed, 15 Dec 2010 20:23:24 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le petit gros qui était dans ma classe au primaire et moi, nous étions souvent les deux derniers à être choisis lorsque venait le temps de créer des équipes dans notre cours d’éducation physique. Il y avait aussi celui qui ne sentait pas toujours bon, mais il avait plus de talent que moi et courait plus vite que le petit gros. C’est dire qu’un peu plus tard, après avoir transcendé le faux cynisme qui m’habitait lorsque venait le temps de vivre ces moments d’humiliation propre à l’enfance, passé le traumatisme d’être le grand maigre incompétent qui reçoit des ballons dans le visage plutôt que dans les mains, je me suis naturellement dirigé vers les sports individuels, qui ne demandent d’autre compétition qu’envers soi-même et qui n’exigent qu’un dépassement de sa propre personne.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le petit gros qui était dans ma classe au primaire et moi, nous étions souvent les deux derniers à être choisis lorsque venait le temps de créer des équipes dans notre cours d’éducation physique. Il y avait aussi celui qui ne sentait pas toujours bon, mais il avait plus de talent que moi et courait plus vite que le petit gros. C’est dire qu’un peu plus tard, après avoir transcendé le faux cynisme qui m’habitait lorsque venait le temps de vivre ces moments d’humiliation propre à l’enfance, passé le traumatisme d’être le grand maigre incompétent qui reçoit des ballons dans le visage plutôt que dans les mains, je me suis naturellement dirigé vers les sports individuels, qui ne demandent d’autre compétition qu’envers soi-même et qui n’exigent qu’un dépassement de sa propre personne.</p>
<p>Je peux sembler lyrique dans l’expression de ce souvenir, qui ne m’a pas marqué autant que le laisse entendre la verve qui s’empare de moi au moment de rédiger ce dernier billet de Hors-Série. Je cherche seulement un angle pour aborder le monde des jocks qui, vous l’aurez compris, ne m’est aucunement familier. Ce n’est pourtant pas un rappel de ces sentiments d’exclusion qui m’habite en ce moment, mais plutôt une certaine nostalgie de ce que je n’ai pas connu et qui me semble propre aux phénomènes de sports d’équipe : une confrérie, une convivialité, une charge émotive et une virilité amicale que je n’ai pas connues. Dommage. J’imagine que le petit gros (maintenant devenu grand) doit également partager ma déception, à moins qu’il n’ait mis à profit sa corpulence pour faire taire toutes les médisances en devenant B-line&#8230; Belle leçon pour moi. C’est décidé, je me mets au basketball !</p>
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		<title>Cric crac croque</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Dec 2010 16:09:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mc2</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Tout est question d’équilibre. En voyage aux États-Unis l’an dernier, j’ai assisté à un moment de télévision qui m’a troublé. L’émission portait sur les « outremangeurs ». En fait, elle en faisait l’apologie. On pouvait y voir des concours (celui qui mange le plus de hot-dogs dans un laps de temps donné), des restaurants (si vous arrivez à manger ce monstrueux burger, on vous donne un t-shirt) et des records (regardez cette immense pizza, admirez la fabrication de ce gâteau géant). Le tout était présenté sur un ton amusé et bon enfant, comme s’il était de bon goût de s’asseoir devant 56 ailes de poulet et de toutes les manger sous le regard approbateur de quelques supporters imbibés d’alcool.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Tout est question d’équilibre. En voyage aux États-Unis l’an dernier, j’ai assisté à un moment de télévision qui m’a troublé. L’émission portait sur les « outremangeurs ». En fait, elle en faisait l’apologie. On pouvait y voir des concours (celui qui mange le plus de hot-dogs dans un laps de temps donné), des restaurants (si vous arrivez à manger ce monstrueux burger, on vous donne un t-shirt) et des records (regardez cette immense pizza, admirez la fabrication de ce gâteau géant). Le tout était présenté sur un ton amusé et bon enfant, comme s’il était de bon goût de s’asseoir devant 56 ailes de poulet et de toutes les manger sous le regard approbateur de quelques supporters imbibés d’alcool.</p>
<p>Comment réagir devant tant de candeur ? J’étais sidéré de voir avec quelle insouciance ces gens se régalaient devant la surabondance, gaspillant la plupart du temps la moitié de ce qu’il y avait sur leur table. J’ai imaginé un instant que cette émission se retrouvait par hasard devant quelques-uns des milliards d’humains (devrais-je dire, de téléspectateurs ?) qui ne mangent pas à leur faim dans le monde et j’ai frémi en imaginant leur réaction. </p>
<p>C’est pourquoi l’épisode Croque Nature, présentant des portraits de gens ayant un rapport sain et responsable à l’alimentation, m’a fait beaucoup de bien. Tout est question d’équilibre. </p>
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		<title>C&#8217;était tellement mieux avant.</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Nov 2010 15:25:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mc2</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Qu'ils soient maniaque de mode ou de musique, de voiture ou d'art de vivre, les gens pour qui le «rétro» est une religion partagent souvent l'opinion voulant que le passé est une plus grande source de bonheur que le présent. Certains d'entre eux prétendent qu'il n'y a rien de comparable à la vie d'antan et considèrent avec nostalgie que «c'était tellement mieux avant».]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Qu&#8217;ils soient maniaque de mode ou de musique, de voiture ou d&#8217;art de vivre, les gens pour qui le «rétro» est une religion partagent souvent l&#8217;opinion voulant que le passé est une plus grande source de bonheur que le présent. Certains d&#8217;entre eux prétendent qu&#8217;il n&#8217;y a rien de comparable à la vie d&#8217;antan et considèrent avec nostalgie que «c&#8217;était tellement mieux avant».</p>
<p>Avant quoi, pouvons-nous nous demander?</p>
<p>Avant que la télévision n&#8217;emprisonne les gens à la maison, les empêchant de socialiser autour d&#8217;un plancher de danse, ou d&#8217;une liqueur à 10 cennes.<br />
Avant que les discothèques ne dament le pion aux orchestres dans les bars, laissant à l&#8217;agonie toutes les salles de bal où il faisait bon danser au rythme d&#8217;un band live, parfois accompagné d&#8217;un chanteur de charme.</p>
<p>Avant que la danse ne soit qu&#8217;affaire de solitude en groupe, et que les cha-cha, mambo et swing ne deviennent obsolète.<br />
Avant que la tristesse et la disgrâce ne s&#8217;emparent du métier d&#8217;effeuilleuse, transformant le charme d&#8217;une Lili St-Cyr en vulgaire danse à 10.<br />
Avant que l&#8217;État cherche à tout prix notre bien et notre sécurité. Avant qu&#8217;on doive s&#8217;attacher en voiture, porter un casque en moto, ne pas fumer dans les lieux publics&#8230;<br />
Avant, avant, avant.</p>
<p>Comme un bouclier contre la modernité, les rockabilies affichent leur couleur, le bouton du temps qui passe sur le mode «arrêt». </p>
<p>D&#8217;accord. Je comprends. Mais ce qui est bien, ici encore, c&#8217;est la diversité. Juste à côté d&#8217;eux, on peut en voir qui ne jurent que par la modernité, pour qui maintenant est déjà dépassé. On peut voir aussi des anarchistes, des révolutionnaires, et des néo-futuristes. Ainsi, on peut comparer. Et choisir. Le passé, le futur, le no future. Pour ma part, je choisis le présent. C&#8217;est tout simple, je sais, mais.</p>
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		<title>Zen et Ganja</title>
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		<pubDate>Thu, 25 Nov 2010 21:06:16 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Il y a quelque chose de beau dans la pensée zen. Une beauté qui s'exprime par la poésie : haïkus, koans, contes et légendes, la littérature zen foisonne de textes parfois limpides, parfois sibyllins, et qui me plaisent beaucoup ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a quelque chose de beau dans la pensée zen. Une beauté qui s&#8217;exprime par la poésie : haïkus, koans, contes et légendes, la littérature zen foisonne de textes parfois limpides, parfois sibyllins, et qui me plaisent beaucoup. </p>
<p>Un des textes que je préfère se nomme L&#8217;art d&#8217;apprivoiser le buffle. Il s&#8217;agit d&#8217;un conte zen qui détaille de façon imagée et poétique les étapes du chemin vers l&#8217;éveil. Le processus de domestication du buffle symbolisant ici la quête de Soi, dans le but (ou le non-but ?) d&#8217;atteindre ce que l&#8217;on nomme « Satori ».  </p>
<p>Présenté sous forme de tableaux, l&#8217;histoire décrit la quête de celui qui cherche le buffle, le traque, l&#8217;apprivoise et finalement, s&#8217;apprivoise lui-même&#8230; (Je demande humblement pardon de décrire si sommairement un texte qui demande en réalité des années avant d&#8217;être maîtrisé&#8230; mais nous sommes sur le web !)</p>
<p>J&#8217;ai longtemps cru que le but ultime du zen était de connaître le Satori et qu&#8217;ayant goûté à cet état d&#8217;éveil tant recherché, il ne restait plus qu&#8217;à savourer l&#8217;instant, seul, loin de l&#8217;agitation stérile du monde, reclus sagement sur sa montagne. Pourtant, les illustrations de ce conte nous montrent que l&#8217;homme qui a apprivoisé le buffle revient un jour dans le monde (sur la place du marché, précise-t-on) pour continuer à vivre parmi les autres. Voilà selon moi un défi encore plus grand : rester éveillé, mais continuer à être dans le monde. </p>
<p>Pour les rastafaris, ce monde, cette place du marché, c&#8217;est Babylone. Cette Babylone qui représente pour eux la « société occidentale mercantile, décadente, déshumanisée et pervertie » (source : Wikipedia). Comment fonctionner dans Babylone au quotidien ? Puisque ni Zion, ni le Satori ne semblent être à portée de main, comment pouvons-nous, jour après jour, vivre dans Babylone (retourner sur la place du marché) tout en étant en paix avec ce qui est là, maintenant ? Je pose la question.  </p>
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		<title>Du silence et du bruit</title>
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		<pubDate>Wed, 17 Nov 2010 17:13:23 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Sans vouloir en faire une banale généralité, j'ai remarqué que les citadins qui s'exilent à la campagne sont souvent à la recherche d'un peu de quiétude et de silence. J'oserais dire qu'il en est de même pour ceux qui vont y passer...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Sans vouloir en faire une banale généralité, j&#8217;ai remarqué que les citadins qui s&#8217;exilent à la campagne sont souvent à la recherche d&#8217;un peu de quiétude et de silence. J&#8217;oserais dire qu&#8217;il en est de même pour ceux qui vont y passer leurs weekends. À l&#8217;opposé, j&#8217;ai également constaté que les campagnards (comment nomme-t-on les gens qui vivent à la campagne ? Mon dictionnaire des synonymes n&#8217;a rien de plus chic à m&#8217;offrir&#8230;) sont plutôt enclins à générer du son. Lieu commun ? Jugement trivial ? Il m&#8217;amuse aujourd&#8217;hui de considérer la chose.</p>
<p>Ceux qu&#8217;on nomme les villégiateurs (qui s&#8217;installent pour quelque temps hors de la ville, après un passage éprouvant dans une urbanité stressante) sont les premiers à se plaindre du bruit des moteurs qui étouffent le chant des oiseaux. Il n&#8217;est pas rare, en effet, d&#8217;entendre dans nos bois un concert de scie à chaîne, accompagné durant l&#8217;automne par le doux son des souffleuses à feuilles mortes. Chaque saison provoque son lot de décibels : du quatre-roues à la motoneige, de la tondeuse au tracteur, tout ce qui a un moteur semble procurer du plaisir à ceux qui vivent à temps plein dans la nature. Est-ce parce qu&#8217;à la longue, le silence devient oppressant ? Ou bien est-ce là une façon de s&#8217;approprier un peu de modernité propre aux gens de la ville ?</p>
<p>Toujours est-il que le débat entre le bruit et le silence en campagne ne semble jamais vouloir cesser. J&#8217;ai pu l&#8217;entendre dans certaines querelles de voisins qui se rendirent, paraît-il, jusqu&#8217;au conseil municipal du patelin concerné.</p>
<p>Nos hommes des bois nous présentent, je trouve, un bel échantillon de ce contraste. D&#8217;un côté, une tonitruante façon d&#8217;approcher la nature ; de l&#8217;autre, une écoute plus proche de ce que le bois peut nous offrir. Je ne pense pas surprendre le lecteur en affirmant que ma position sur le sujet est sans équivoque : il n&#8217;y a rien pour moi de plus beau que le bruit du silence.</p>
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		<title>LOLIPUNK</title>
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		<pubDate>Fri, 12 Nov 2010 22:28:16 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Je ne peux pas dire que le discours sur lequel repose la mode lolita m'a renversé. Mais peut-on reprocher aux lolitas de ne pas avoir d'autres revendications que de prôner un retour à l'élégance ? N'est pas punk qui veut, encore que...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je ne peux pas dire que le discours sur lequel repose la mode lolita m&#8217;a renversé. Mais peut-on reprocher aux lolitas de ne pas avoir d&#8217;autres revendications que de prôner un retour à l&#8217;élégance ? N&#8217;est pas punk qui veut, encore que ce mouvement ait perdu de sa noblesse au profit d&#8217;un look que je considère parfois vidé de son essence. J&#8217;aime bien le regard que portent les Vulgaires Machins sur la situation dans la pièce Être un comme : « On s&#8217;en va nulle part si la substance se résume au symbole / On s&#8217;en va nulle part si l&#8217;action confirme pas le sens de nos paroles / Être un comme. » </p>
<p>Quel est le parallèle entre la culture punk et la culture lolita ? Les deux cherchent à nous faire réagir, à cette différence près que la première repose sur un discours que le temps a effacé, pour n&#8217;en garder parfois que les symboles. Parfois, dis-je bien&#8230; Il y aura toujours de vrais punks, mais les plus punks que je connais sont souvent bien loin de porter le costume traditionnel. Alors que l&#8217;autre nous parle de poésie et d&#8217;élégance, sans prétendre à plus, avec une candeur presque désarmante.</p>
<p>Dans mes escapades urbaines, dans ma ville grise, je suis heureux de rencontrer sur mon chemin un personnage surréel qui vient ajouter un peu de poésie à mon quotidien linéaire, qu&#8217;il soit hirsute, en no future ou en robe japonaise. Ça me fait sourire, et parce que je suis curieux, je me demande quelle est l&#8217;histoire derrière cette personne, quel est son parcours, quels sont ses rêves. Et de quoi elle aura l&#8217;air à 50 ans. Moi qui ne suis ni punk ni lolita, je savoure la chance de pouvoir vivre entouré d&#8217;eux. En bleu marine, en rouge écossais ou en noir fatal.</p>
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		<title>Précieux comme le temps.</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Nov 2010 22:20:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mc2</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Je n'ai pas le temps. Coincé entre les « il faut » et les « je dois », j'ai vraiment beaucoup trop à faire. Travailler, rappeler des gens, vérifier une centième fois si je n'ai pas reçu...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je n&#8217;ai pas le temps. Coincé entre les « il faut » et les « je dois », j&#8217;ai vraiment beaucoup trop à faire. Travailler, rappeler des gens, vérifier une centième fois si je n&#8217;ai pas reçu un nouveau courriel, payer mes factures, poser mes pneus d&#8217;hiver, fermer ma cour, faire mon lavage, mon épicerie.</p>
<p>Mais je ne veux pas seulement « faire », je veux aussi « être ». Je dois donc également  prendre du temps pour moi : manger mes 10 portions de fruits et légumes par jour, m&#8217;entraîner pour rester en forme, suivre un cours de yoga, nager ou jouer au badminton, prendre un bain, me faire masser, m&#8217;occuper de moi.</p>
<p>J&#8217;ai aussi des obligations sociales : entretenir mes amitiés, me faire voir à ce 5 à 7, rendre visite à un parent malade, donner du temps de qualité à mon couple et mes enfants.</p>
<p>Et puisque je ne veux pas me sentir en dehors du circuit, je dois aussi être à jour dans l&#8217;actualité, connaître les dernières nouvelles sportives, avoir vu ce nouveau vidéo tellement rigolo sur le net et être en mesure de donner mon opinion sur le plus récent livre de cet auteur incroyable dont tout le monde parle. Je prends aussi un peu de temps pour entretenir ma page Facebook, question de tuer le temps.</p>
<p>Il m&#8217;en reste alors bien peu, mais tout de même, par acquit de conscience, je prends un peu de temps pour signer une pétition en ligne de temps à autre, acheter un calendrier scout quand on vient le vendre à ma porte et envoyer un chèque à un organisme humanitaire une fois par année.</p>
<p>
Mais donner de mon temps ? Impensable, manifestement. De tous les dons, c&#8217;est le don du temps qui est le plus précieux. C&#8217;est une denrée rare, un objet de convoitise. Alors je prends le temps, maintenant, de dire aux bénévoles toute mon admiration. Votre présence est inestimable. Vraiment.</p>
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		<title>Utopistes debout !</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Oct 2010 09:31:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mc2</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Ce matin, j'ai retrouvé dans ma bibliothèque une ancienne édition du Nouvel Observateur qui a attiré mon attention, puisque la couverture indiquait que c'était un numéro « hors série », ce qui m'a fait sourire. Son thème : les utopies d'aujourd'hui...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ce matin, j&#8217;ai retrouvé dans ma bibliothèque une ancienne édition du Nouvel Observateur qui a attiré mon attention, puisque la couverture indiquait que c&#8217;était un numéro « hors série », ce qui m&#8217;a fait sourire. Son thème : les utopies d&#8217;aujourd&#8217;hui. </p>
<p>On y trouve des articles à propos de cette notion imaginée il y a bien longtemps par Thomas More et mise de l&#8217;avant par Platon, recensés pour l&#8217;occasion sous l&#8217;appellation « d&#8217;utopies contemporaines ». On y parle de l&#8217;utopie de l&#8217;abolition de la faim, de la paix perpétuelle, du zéro enfant pauvre, de l&#8217;utopie d&#8217;une société athée et même de l&#8217;utopie de l&#8217;immortalité.
</p>
<p>Parcourir cette revue m&#8217;a donné envie de m&#8217;interroger sur les idéaux véhiculés dans notre émission (Hors-Série, dois-je le rappeler ?). Mais peut-on parler d&#8217;utopie (surtout dans un blogue !) sans prendre un petit moment pour en relire la définition ? J&#8217;ai fait plusieurs recherches pour arriver à trouver celle qui me semblait la plus intéressante et c&#8217;est sur la toile que j&#8217;ai trouvé ceci : « Utopie : conception politique ou sociale qui vise à l&#8217;élaboration d&#8217;un avenir idéal pour les hommes sans tenir compte des faits objectifs et des contraintes de la réalité. » &#8211; Dicos, MSN encarta</p>
<p>On ajoute un peu plus loin que, par extension, c&#8217;est un projet ou une idée qui apparaît irréalisable, illusoire ou chimérique. Rien de très positif là-dedans, à mon avis. Pourtant, je pense que l&#8217;utopie a du bon. Sauf lorsqu&#8217;elle cache un  projet d&#8217;endoctrinement ou de dictature derrière ses belles intentions, comme cela est arrivé parfois dans l&#8217;Histoire. Mais autrement, je pense que l&#8217;utopie permet à l&#8217;humain de prétendre à un ailleurs meilleur et lui donne la volonté d&#8217;aspirer à l&#8217;atteindre, ce qui me semble en soi positif.
</p>
<p>Pour moi, l&#8217;utopie est un beau rêve et il me paraît essentiel, voire hygiénique, qu&#8217;une société compte parmi elle quelques utopistes engagés dans la poursuite de leurs idéaux.</p>
<p>En ce sens, les collectivistes ont toute mon admiration et mon respect. Ils se sont investis dans un projet hors norme, sans aucun doute rempli d&#8217;embuches et de merveilles à la fois. </p>
<p>J&#8217;ai parfois l&#8217;impression que notre avenir commun ne pourra pas se faire sans revenir à la collectivité : partager nos biens et nos ressources pour vivre dans un monde plus juste et équitable. Est-ce utopique ? En tout cas, je veux bien rêver à ça, moi aussi.</p>
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		<title>C’est la passion qui est belle</title>
		<link>http://horserie.mc2.ca/blogue/c_est-la-passion-qui-est-belle/</link>
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		<pubDate>Tue, 19 Oct 2010 09:16:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mc2</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[S'il y a quelque chose qui me plaît dans les épisodes de Hors-Série, c'est qu'ils réussissent toujours à défaire certaines de mes croyances et à me surprendre au moment où je ne m'y attends pas. Prenons l'exemple de cette semaine. D'emblée, je dois avouer ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>S&#8217;il y a quelque chose qui me plaît dans les épisodes de Hors-Série, c&#8217;est qu&#8217;ils réussissent toujours à défaire certaines de mes croyances et à me surprendre au moment où je ne m&#8217;y attends pas. Prenons l&#8217;exemple de cette semaine. D&#8217;emblée, je dois avouer que le thème des motocyclistes ne m&#8217;enchantait pas vraiment. Ce n&#8217;est pas un univers qui m&#8217;interpelle et, du haut de mes jugements faciles, j&#8217;étais déjà capable de concevoir le type d&#8217;émission que ça allait donner. Évidemment, dans mon imagination, ça ne donnait pas quelque chose de très alléchant&#8230; Eh bien non ! Hors-Série me fait réaliser, chaque fois, combien mes préjugés sont construits sur du vide. C&#8217;est un plaisir sans cesse renouvelé que de me faire brasser un peu, histoire de dépoussiérer ce qui semble s&#8217;être encroûté dans mon esprit. </p>
<p>Si je m&#8217;enchante ainsi, c&#8217;est que je m&#8217;émerveille de comprendre certaines choses toutes simples, mais qui m&#8217;apportent beaucoup. Ainsi, j&#8217;ai pu découvrir que l’objet de la passion qui anime quelqu&#8217;un m&#8217;importe peu. Ce n&#8217;est pour moi qu&#8217;un prétexte. En fait, ce qui est beau à voir, c&#8217;est la passion elle-même. Cette semaine encore, l&#8217;émission m&#8217;a donné la chance d&#8217;observer le regard pétillant et l&#8217;œil allumé d&#8217;un de mes semblables, heureux de pouvoir partager ce qui le fait rêver&#8230; À chaque fois, je trouve ça beau. C&#8217;est tout simple, mais c&#8217;est comme ça. </p>
<p>
Aussi, je dois avouer que j&#8217;ai été conquis lorsque j&#8217;ai vu la scène où un prêtre procède à la bénédiction des motos et des motocyclistes. Assister soudainement à l&#8217;intrusion du sacré dans cet univers sur deux roues m&#8217;a beaucoup plu. J&#8217;aurais bien voulu avoir une moto, moi aussi, le temps de partager ce moment avec eux. Et de partir, après, à l&#8217;aventure.</p>
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		<title>Ramasseux de roches et de femmes toutes nues</title>
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		<pubDate>Wed, 13 Oct 2010 14:41:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mc2</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Je ne suis pas un collectionneur. Je me décrirais plutôt comme un « ramasseux ». C'est-à-dire quelqu'un qui cumule des affaires sans jamais vraiment y faire de l'ordre; qui augmente son lot de bébelles sans jamais les classer; qui arrête du jour au lendemain de bonifier ses...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je ne suis pas un collectionneur. Je me décrirais plutôt comme un « ramasseux ». C&#8217;est-à-dire quelqu&#8217;un qui cumule des affaires sans jamais vraiment y faire de l&#8217;ordre; qui augmente son lot de bébelles sans jamais les classer; qui arrête du jour au lendemain de bonifier ses avoirs, sans pour autant s&#8217;en débarrasser. Ça me fait donc un beau tas de trucs étranges, pas assez considérable pour en faire une collection, mais trop nombreux pour ne pas encombrer ma maison. </p>
<p>J&#8217;ai ainsi un début de collection de livres de bienséance et de bonnes manières (dont L&#8217;abc du savoir-vivre et 1000 questions d&#8217;étiquette), quelques disques live de fantaisistes québécois des années 1950, des verres miniatures, des cartes postales d&#8217;animaux&#8230; et surement d&#8217;autres choses insipides que la gêne me pousse à oublier.
</p>
<p>Ajoutons au lot cet amoncellement de roches autrefois signifiant, constitué de pierres que je rapportais des lieux visités à chacun de mes voyages. Un jour, par souci de dépoussiérer le tout (au propre comme au figuré, sans doute) je les ai toutes rassemblées. Depuis, je ne sais plus trop quelle pierre devrait évoquer quel souvenir&#8230; et j&#8217;ai cessé ce rituel touristique.</p>
<p>J&#8217;ai donc beaucoup plus de plaisir à découvrir les collections des autres que de travailler à bâtir les miennes. J&#8217;ai toutefois un léger regret qui remonte&#8230; en 1979. Un ami m&#8217;avait appris que certains garages de notre ville possédaient des cartons d&#8217;allumettes avec des filles nues dessus. Très excités (mais discrets !) nous allions de garage en garage pour demander l&#8217;objet précieux sous prétexte que nous en faisions collection. Je n&#8217;ai jamais allumé autre chose que ma libido de jeune garçon avec ces allumettes&#8230; Et je n&#8217;ai aucun souvenir de ce que sont devenues ces créatures de feu. Dommage. Je les échangerais bien aujourd&#8217;hui contre quelques cailloux venus d&#8217;un pays lointain.</p>
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